INSTITUTION IMMACULEE CONCEPTION

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Historique de l'école

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L’HISTORIQUE DE L’ECOLE

Les premières installations missionnaires

A l’arrivée des navigateurs portugais, Gorée en 1444, l’empire du Djolof- regroupant au nord de Fouta Toro, le Walo et le Cayor partiellement islamisés et au sud le Baol et le Sine Saloum restés ancrés aux religions traditionnelles-est sur le point de disloquer. Les prêtres portugais qui s’occupent de l’équipage annoncent l’Evangile aux populations de Rio Fresco (Rufisque°), Porto Ale (Portudal) et Joala (Joal) lors des escales dans ces comptoirs de commerce.

La première chapelle est édifiée à Gorée. C’est probablement à l’emplacement de l’actuel poste de police.

Le Pape Nicolas V, en 1455 leur avait confié la responsabilité politique et religieuse des terres à découvrir.

Les conditions de l’évangélisation changent après la perte de l’indépendance au Portugal qui maintenant vit sous tutelle espagnole. Les navires néerlandais croisent le long des cotes africaines. En 1617, les Hollandais occupent Gorée et y construisent le Fort de Nassau.

Dakar, après le diocèse de Safi au Maroc, dépendait du diocèse de Funchal dans l’île de Madère. Santiago qui était un des ses quatre diocèses suffrageant, englobe les iles du Cap-Vert et toute la côte africaine de l’embouchure du Sénégal au Cap des Palmes.

Rome crée la Congrégation pour la Propagande de la foi et confie l’évangélisation de la côte d’Afrique aux religieux qui se réclament de Saint François d’assise (capucins cordeliers récollets) malgré les protestations des portugais.

En 1847, le Sénégal  n’était donc pas vierge de pénétration missionnaire, puisqu’en 1622, le Pape Alexandre VII fonde la Sacrée Congrégation pour la Propagande de la foi pour la mission. L’instruction adressée consistait à ne mettre aucun zèle pour convaincre les gens de laisser leurs coutumes à moins que cela ne soit contraire à la religion et à la morale. Des capucins français arrivent et baptisent.

En 1638, les français occupent l’embouchure du Sénégal, fondent la ville de Saint-Louis. Les prêtes faisaient partie du personnel des compagnies commerciales pour bâtir des églises, apprendre le catéchisme, amener les indigènes  à la conversion. Ils arrivent et se succèdent, meurent ou changent d’option. Après le départ du Chevalier de Boufflers, la situation religieuse s’aggrave et va s’empirer pendant l’occupation anglaise où faute de prêtres, les laïcs assurent eux-mêmes baptêmes et sépultures.

De 1816 à 1856, 12 préfets apostoliques se succèdent sur le siège de Saint Louis.

Arrivées au Sénégal en 1818, les sœurs de Saint Joseph de Cluny ont tenté de mettre sur pied une école de filles aussitôt. Une école des garçons existait déjà à Saint Louis.

En 1822, le gouverneur du Sénégal, le baron ROGER, Leur confie «  l’école des Négresses » en 1841, les frères du Ploërmel arrivent à Saint-Louis et prennent en charge l’enseignement primaire.

C’est aussi le retour des David BOILAT,  Arsène FRIDOIL et Jean Pierre MOUSSA que la mère Anne marie JAVOUHEY avait auparavant envoyés en France, pour leur formation sacerdotale. Le manque de prêtres pour la communauté religieuse fut un dur sacrifice. Les malades mourraient sans sacrement. La mère JAVOUHEY avait durement ressenti cela à la période qui accompagna la Révolution.

Par ailleurs les premiers missionnaires du Saint cœur de Marie arrivent. Le père LIBERMAN envoie en 1847, les pères BRIOT et ARRAGON et le frère Pierre. Ils deviendront plus tard les Pères du  Saint- Esprit. Ils obtiennent l’autorisation de s’installer  dans l’actuel emplacement de la Mairie de Dakar.  Leur projet c’est d’ouvrir un établissement pour l’instruction élémentaire, agricole et industriel d’où pourraient surgir des vocations autochtones pour l’évangélisation de l’Afrique et pallier au manque de prêtres dans le territoire.

En mai 1847, Monseigneur TRUFFET nommé vicaire apostolique des « Deux Guinées » arrive à Dakar avec trois prêtres et trois clercs dont l’un, le Père GALLAIS, qui sera le premier prêtre ordonné le 18 juillet de la même année. Ils vivent complètement à la mode du pays. Monseigneur TRUFFET  qui imposait cela n’y résistera pas et mourra le 23 novembre 1847.

Le 11-01-1848, les sœurs de l’Immaculée Conception font face au large de l’ile de Gorée. C’est en mettant pied à terre, qu’elles apprirent le décès du vicaire apostolique. Rien n’étant prêt à Dakar pour les recevoir, elles restèrent à Gorée chez les Sœurs de St Joseph de Cluny jusqu’au 07 mai suivant, en attendant de trouver un logement provisoire et que la réfection de leur habitation offerte par une dame de Gorée soit achevée. Là, elles observèrent la population et firent l’apprentissage du wolof. Lors d’une excursion à Ndakarou, elles rendirent une visite de courtoisie au roi d’alors, Souleymane, le marabout «  civilisé » que l’Abbé BOILAT a qualifié ainsi dans son ouvrage : Esquisses sénégalais.

C’est seulement le 11 avril 1848 que nos religieuses débarquent à Dakar et s’installent dans une maison appartenant à Anne Nicolas Pépin, maison proche de l’emplacement actuel du collège Immaculée Conception.

A leur descente sur « la grande terre » (NDAKAROU), elles se présentent au roi et aussitôt mettent leur savoir-faire au service de la population et de la paroisse : instruction des enfants, visite et soins des malades nonobstant la mauvaise saison, en compagnie de inondations, des fièvres et des animaux indésirables.

Ces activités n’entament en rien leur vie religieuse qui est d’abord consécration à Dieu avant d’être service pour le prochain.

Les épreuves ne se font pas attendre. La mère Joséphine malade dut rentrer en France. Elle est accompagnée dans ce voyage de Sœur Paule qui revient avec quatre autres sœurs à la rescousse. Les Sœurs Espérance, Catherine et Sophie resteront à Dakar avec elle. Les deux autres qui continueront vers le Gabon, attendront au Sénégal quelque temps jusqu’à ce que l’installation dans ce nouveau milieu soit convenablement faite.

Les premières sœurs de l’Immaculée Conception œuvrent depuis lors au Sénégal à Dakar et vaillamment, elles continuent l’entreprise d’Emilie, fidèles à son esprit, ouvertes aux appels du monde d’aujourd’hui.

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